Chers lecteurs,
Je vous ai laissés sans nouvelles pendant plus d’un mois et pour cause, j’ai été très occupé au cours de ces dernières semaines. Mais ne vous inquiétez pas, je ne vous ai pas oubliés pour autant et je vais essayer de rattraper mon retard.
Les derniers jours au Cambodge
Mon mois de décembre a été très chargé avec de nombreuses sorties. Dans cet article je n’en raconterai que quelques-unes. Pour les autres vous pourrez retrouver les photos correspondantes dans la galerie photos accompagnées d’explications.
Ochoam
Je me suis rendu pour la troisième et dernière fois à Ochoam accompagné de mes amis cambodgiens. J’y ai dispensé une formation pour les membres de la communauté sur la fabrication d’écobriques pour qu’ils puissent commencer à collecter eux-mêmes leurs déchets plastiques et les réutiliser en faisant des écobriques. Au vu de mon temps très limité sur le terrain, je n’ai pas pu aller plus loin dans ce projet à mon grand regret. Mais pour m’assurer de la continuité de mon travail, j’ai écrit une lettre aux futurs volontaires arrivant en février qui prendront ma suite pour leur expliquer ce que j’ai commencé à mettre en place et leur donner des conseils pour poursuivre sur le sujet.
Réveillon de Noël
Le Cambodge étant un pays majoritairement bouddhiste, la célébration de Noël ne fait pas vraiment partie de la culture khmère. C’est pourquoi j’ai décidé de faire découvrir cette tradition en organisant un réveillon « à la française » avec mes amis cambodgiens. Bon on ne va pas se mentir, le résultat final n’avait pas grand-chose à voir avec un réveillon de Noël français. En effet, j’ai dû composer avec les moyens du bord. C’est-à-dire du matériel de cuisine limité et des ingrédients bien différents de ceux rencontrés en France. J’ai donc vite oublié les huîtres, le foie gras ou la bûche. Au menu donc :
- En apéritif : punch avec toasts de … pâté (à défaut d’avoir du foie gras)
- En plat : poulet « de Noël » accompagné d’un risotto qui n’a pas vraiment fait l’unanimité. En effet le parmesan et le vin blanc n’étaient pas vraiment du goût des cambodgiens que je pensais pourtant capable de manger de tout après les avoir vu ingurgiter toutes sortes d’aliments douteux au cours de mon séjour.
- En dessert : des crêpes qui ont bien rattrapé le raté du risotto.
Bon le repas c’est bien beau mais Noël c’est avant tout les cadeaux ! C’est pourquoi chacun avait préparé à l’avance un cadeau que l’on a attribué par tirage au sort aux participants. Un bon moment de joie et de convivialité !
Voici un petit aperçu des photos de mes autres sorties. Retrouvez-les toutes avec des commentaires dans la galerie photos.
Après tous ces bons moments passés, il était temps de dire au revoir au Cambodge et à toutes ces personnes qui m’ont tant apporté pendant 3 mois. Un petit aller-retour à Phnom Penh pour échanger sur ma mission au bureau de l’association Mlup Baitong et pour faire mes au revoir à la maison des volontaires. Puis c’est au tour des enfants des deux écoles où j’ai enseigné avec lesquels j’avais prévu des jeux et quelques sucreries pour finir en beauté. Une dernière soirée avec mes amis, les remerciements à ma famille d’accueil et me voilà parti, le cœur lourd mais la tête remplie de merveilleux souvenirs.
L’heure est donc au bilan après ce premier volontariat humanitaire. En ce qui concerne ma mission, je suis un peu frustré il faut l’admettre car la raison première de mon engagement au Cambodge était de prendre part à un projet en lien avec l’écologie ce qui est finalement passé au second plan étant donné qu’on ne m’a pas accordé suffisamment de temps sur le terrain. Ma seule action a été d’initier un projet de gestion des déchets pour la communauté d’Ochoam ce qui est assez faible en 3 mois de présence. Par contre le sujet de l’enseignement des langues, qui devait être secondaire, est lui passé au premier plan puisque c’est à ça que j’ai consacré la majorité de mon temps. Cette première expérience d’enseignement que je ne savais pas trop comment appréhender a été une vraie révélation pour moi. Je me suis très vite senti en confiance avec les enfants et j’ai pris beaucoup de plaisir à enseigner en faisant toujours en sorte de rendre les leçons amusantes. Au fil des jours une vraie complicité s’est installée. Ma frustration de ne pas être plus engagé sur un sujet écologique a donc été oubliée grâce au bonheur que m’apportaient mes leçons quotidiennes de langues.
Sur le plan de l’échange culturel, ça a été une expérience incroyable. Le fait de vivre à Battambang, qui est une grande ville mais avec la campagne à deux pas et où les étrangers sont peu nombreux, m’a permis de rencontrer des cambodgiens authentiques et très accueillants. Je me sens vraiment privilégié d’avoir pu intégrer la vie de locaux pendant plusieurs mois, ce qui n’est pas donné aux touristes qui visitent le pays. Les contacts n’ont pas toujours été faciles à cause de la barrière de la langue et de leur timidité pour se lancer à parler anglais mais j’ai apprécié la simplicité que nous avions dans nos échanges. Parfois un simple sourire nous permettait de communiquer et de nous sentir complices. C’est grâce à cela que j’ai pu me sentir rapidement à l’aise et que j’ai pu commencer à créer de belles amitiés.
Pour ce qui est de la découverte du pays en lui-même, j’ai pu visiter des lieux très différents les uns des autres qui témoignent de toute la diversité et la richesse du Cambodge : des rues étouffantes de Phnom Penh aux paisibles îles du Sud en passant par l’inquiétante jungle du Ratanikiri et par les fascinants temples d’Angkor. Et encore, en 3 mois je suis loin d’avoir tout vu du pays. Cela me fait donc un excellent prétexte pour revenir au Cambodge ce que mes amis de Battambang m’ont vivement suggéré.
En attendant, il a bien fallu tourner la page car mon périple était loin d’être terminé et il me restait encore de magnifiques aventures à vivre. En quittant Battambang, j’ai pris la direction de la Thaïlande où je me suis arrêté 2 jours pour en visiter la capitale.
Bangkok
Une fois la frontière passée, j’embarque dans un mini-bus et tout de suite tout un tas de détails, normalement anodins pour nous français, me font bien comprendre que j’ai quitté le Cambodge : on me demande de mettre ma ceinture, il n’y a presque pas de motos sur les grands axes, les gens s’arrêtent vraiment aux feux rouges, les véhicules respectent leur voie de circulation. A Bangkok, le contraste se fait encore plus saisissant : d’énormes panneaux publicitaires jalonnent l’autoroute, les tuk tuks sont de vrais bolides puissants, il y a des trottoirs qui sont vraiment faits pour les piétons.
La fondation de Bangkok ne remonte qu’au XVIIIème siècle mais la ville s’est depuis bien développée et compte aujourd’hui quelques 10 millions d’habitants. Il s’y mélange des temples bouddhistes luxuriants et des marchés fourmillants.
Pour mon premier jour, je me suis rendu dans le centre touristique de la ville où j’ai visité plusieurs temples, notamment le Wat Arun assez atypique de par sa couleur blanche et sa forme en flèche ainsi que le Wat Pho qui abrite un énorme bouddha couché de 43 mètres de long. Je suis également allé au Grand Palais aux dimensions impressionnantes dans l’enceinte duquel se trouve le temple de Wat Phra Kaeo contenant un Bouddha d’émeraude et qui est l’un des lieux sacrés les plus importants de la Thaïlande.
Pour mon second jour de visite, j’ai voulu explorer des quartiers un peu plus excentrés au moyen d’un vélo de location. J’ai d’abord essayé d’emprunter des petites rues pour éviter la circulation mais je me suis vite retrouvé sur de grands boulevards où le traffic était très important et rapide. Il a donc fallu que j’appuie fort sur les pédales pour ne pas gêner les véhicules et me faire klaxonner. Un grand moment de sport, avec tous les thaïlandais qui me prenaient pour un fou !
Au cours de cette journée, j’ai pu visiter la Golden Mountain, une colline artificielle surmontée d’un temple, plusieurs marchés dont celui de Chinatown et quelques parcs à l’abri de l’agitation de la ville.
Après cette belle découverte, il était l’heure de m’envoler vers de nouveaux horizons, direction la perle de l’océan Indien pour 3 semaines.
Sri Lanka
Pour ce voyage j’ai eu l’honneur et le plaisir d’être accompagné de mon fidèle ami Maxence qui m’a rejoint directement depuis la France pour 10 jours. Nous avons pu découvrir ce magnifique pays ensemble et y rencontrer des locaux charmants et très accueillants. Mais ce voyage fera l’objet d’un prochain article qui paraitra, je l’espère, dans les prochains jours. Là je dois vous laisser, j’ai une session de surf dans une eau à 28°C qui m’attend… Il faut bien que je profite encore un peu de la chaleur avant de décoller pour les montagnes népalaises le 31 janvier.
Bises la France !





































