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La Gestion de Nos Déchets

Par manque de temps durant mon périple asiatique, j’ai un peu délaissé la rédaction d’articles « écocitoyens » comme je m’y étais engagé. Mais, merci le confinement, j’ai pu m’y consacrer davantage depuis mon retour en France. Je reviens donc pour un nouvel article, avec toujours le même objectif de faire prendre conscience des conséquences de notre comportement sur notre environnement et de donner les clés pour agir en faveur d’un futur durable. Et pour ce nouvel article je vais aborder un thème qui me tient particulièrement à cœur et qui a été le fil conducteur de mes missions de volontariat : la gestion des déchets.

Et il y en a des choses à dire à ce sujet qui occupe une place centrale dans notre vie quotidienne et qui pourtant ne nous est pas suffisamment expliqué à nous, citoyens, pour qui la responsabilité se limiterait à trier nos déchets et à les jeter dans la bonne poubelle. Mais notre pouvoir d’action est bien plus important que cela, et c’est seulement en prenant conscience du système de gestion des déchets dans sa globalité que nous serons en mesure d’exploiter tout notre potentiel d’action pour agir de manière plus responsable dans notre vie de tous les jours.


Définitions préalables :

  • Déchet

Selon le code de l’environnement, le mot déchet désigne « tout résidu d’un processus de production, de transformation ou d’utilisation, toute substance, matériau, produit ou plus généralement tout bien meuble abandonné ou que son détenteur destine à l’abandon ». Cette définition nous apprend deux choses :

    • Les déchets résultent d’un processus de fabrication, c’est-à-dire qu’ils sont toujours générés par une activité humaine. En effet, sans intervention de l’Homme, la nature ne produit aucun déchet par elle-même puisque tout s’y déroule selon des cycles et que donc chaque matériau remplit de nouvelles fonctions à chacune des phases de son cycle de vie. Ainsi la feuille tombée de son arbre n’intervient plus dans le mécanisme de photosynthèse mais elle va maintenant servir à nourrir des insectes et des micro-organismes qui en la digérant vont produire de l’humus qui sera utilisé par l’arbre pour assurer sa croissance et le développement de nouvelles feuilles.
    • La notion de déchet est subjective. Un matériau peut être considéré comme un déchet par son détenteur alors que pour une autre personne il représentera un matériau d’intérêt. Par exemple, certaines personnes considéreront un bocal en verre dénué d’intérêt une fois vidé de son contenu alors que d’autres y verront une opportunité de lui donner une seconde vie en lui attribuant une nouvelle fonction : pot de fleur, boite à épices, récipient pour bougie, rangement pour la salle de bains… Ainsi il est possible de produire moins d’ordures rien qu’en regardant sous un autre œil ce que nous considérions auparavant comme un déchet et en lui accordant une seconde vie.

 

  • Ordures ménagères résiduelles (OMR)

Ce sont les déchets produits par les ménages restant dans la poubelle classique après le tri à la source.

 

  • Déchets Ménagers et Assimilés (DMA)

Cette typologie regroupe deux catégories de déchets :

    • Les déchets ménagers qui regroupent l’ensemble des déchets produits par un ménage et qui sont collectés dans le cadre du service public : ordures ménagères résiduelles (OMR), collectes séparées (recyclage), encombrants et déchets verts.
    • Les déchets assimilés également collectés dans le cadre du service public mais qui résultent des activités des petites entreprises ou administration à la différence des déchets ménagers qui sont produits par les ménages.

Quelques chiffres* :

* Source : ADEME, « Déchets : Chiffres-clés – L’essentiel 2018 »

En 2016, chaque français a produit en moyenne 568 kg de déchets ménagers et assimilés (DMA) auxquels il faut ajouter 700 kg de déchets industriels (hors construction) et 3400 kg de déchets de construction (gravats).

Parmi les DMA, quelques 350 kg/an/habitant sont produits pour les seules ordures ménagères résiduelles et collectes séparées (déchets recyclables et non recyclables) répartis par catégorie de la manière suivante :

Une fois collectés, nos déchets sont traités selon différents modes de traitement qui sont répartis de la manière suivante :

Ces modes de traitement, nous connaissons leur nom mais parfois sans réellement connaître ce qui se cache derrière. Je vais donc les présenter plus en détails en passant en revue leurs avantages et leurs inconvénients car il est essentiel de bien comprendre le devenir de nos déchets pour prendre conscience de l’impact de notre comportement et être en mesure de mieux le maîtriser.


Pour être traité, un déchet a d’abord besoin d’être collecté. En France, deux moyens sont utilisés pour cela :

  • La collecte à domicile pour les ordures ménagères, les encombrants et les déchets ménagers recyclables en fonction des villes (poubelles jaune et verte)
  • La collecte par apport volontaire dans les points tri et les déchetteries

En tant que citoyen, notre responsabilité s’arrête à l’étape de la collecte mais ce n’est pas pour cela qu’il faut ignorer ce qu’il se passe après car cela nous permet de comprendre le véritable impact de nos déchets. Plusieurs modes de traitement s’offrent à eux en fonction de leur type et des infrastructures disponibles sur notre territoire.


I. Enfouissement

L’enfouissement, ou la mise en décharge, a longtemps été le mode de traitement privilégié des déchets, du fait de son coût particulièrement bas. Il y a quelques dizaines d’années, chaque commune possédait sa propre décharge dont le fonctionnement était très peu réglementé et qui apportait son lot de pollutions (visuelle, olfactive et des sols). Aujourd’hui, le nombre de décharge a significativement diminué et leur fonctionnement est bien plus encadré. Des enjeux de protection de l’environnement notamment ont relégué le stockage des déchets au rang de dernier maillon de la chaîne. Dernier maillon, mais certainement pas des moindres puisqu’il reste celui drainant les tonnages les plus importants.

En France, à l’heure actuelle, on distingue 3 types de décharges différenciées selon le type de déchets qu’elles accueillent :

  • Décharge de classe 1 pour déchets « dangereux »

Elles accueillent principalement des déchets industriels spéciaux présentant un caractère dangereux pour l’environnement et la santé humaine. Ces décharges de classe 1 sont également appelées Installations de Stockage de Déchets Dangereux (ISDD). On en compte 14 en France.

A leur arrivée au centre de stockage, les déchets sont mélangés avec un ciment pour former un béton afin de les emprisonner. Ils sont ensuite enfouis par groupe de compatibilité dans des alvéoles différenciées. Leurs conditions de stockage sont très strictes (équipements spéciaux et systèmes d’étanchéité) afin d’éviter que les polluants qu’ils contiennent se répandent dans l’environnement.

 

  • Décharge de classe 2 pour déchets « non dangereux »

Également appelés Installations de Stockage des Déchets Non Dangereux (ISDND), ces décharges accueillent les déchets ménagers et assimilés (DMA) ainsi que les déchets industriels banals (DIB). Même si leur nombre est en baisse, il en existe toujours environ 200 en France.

Selon une loi de 2002, il est interdit d’enfouir dans ces décharges autre chose que des « déchets ultimes ». D’après le Code de l’Environnement, un déchet ultime est défini comme tout déchet « résultant ou non du traitement d’un déchet, qui n’est plus susceptible d’être traité dans les conditions techniques et économiques du moment, notamment par extraction de la part valorisable ou par réduction de son caractère polluant ou dangereux ». Le concept de « conditions techniques et économiques du moment » est peu précis et dépend de chaque territoire ce qui laisse place à des interprétations diverses de la définition. Ainsi, sur certains territoires, un déchet organique peut légalement être considéré comme un déchet « ultime » alors qu’ailleurs il est composté.

Le fonctionnement des ISDND est très réglementé. Pour limiter leur volume, les déchets sont compressés en blocs à leur arrivée à la décharge. Afin d’éviter toute pollution des sols, le fond des alvéoles, dans lesquelles les déchets sont enfouis, est tapissé d’une géomembrane totalement étanche à laquelle sont ajoutées d’autres couches d’imperméabilité qui visent notamment à retenir les lixiviats. Ces « jus de décharge » sont constitués d’eau de pluie qui s’infiltre dans les alvéoles et se charge en éléments polluants, les rendant impropres à un rejet en l’état dans le milieu naturel. C’est pourquoi, ils sont collectés et traités avant d’être rejetés dans l’environnement.

La dégradation des déchets génère du biogaz composé de gaz à effet de serre (principalement du méthane) et de gaz porteur de nuisances olfactives. Ainsi, la loi impose aux exploitants de capter ce biogaz et ils sont incités à le valoriser en production d’électricité et/ou de chaleur.

  • Décharge de classe 3 pour déchets inertes

Également appelés Installations de Stockage des Déchets Inertes (ISDI), ces décharges accueillent principalement des déchets du bâtiment et des travaux publics (terres, gravats, déchets de démolition, etc). Il en existe plus de 1000 en France.

Des trois catégories de décharges, ce sont les moins réglementées même si elles ont rejoint le rang d’Installation Classée pour la Protection de l’Environnement (ICPE) en 2015.

 

Bilan

L’enfouissement, procédé ancestral de gestions des déchets, a été beaucoup modernisé de manière à intégrer d’avantage les considérations environnementales. Néanmoins, il conserve beaucoup de contraintes. Faisons donc le bilan des avantages et inconvénients de ce mode de traitement des déchets :

Avantages :

  • Solution économique
  • Solution relativement simple techniquement
  • Valorisation énergétique du biogaz (bien qu’elle ne soit pas systématique)

Inconvénients :

  • Condamnation des terres pendant plusieurs centaines d’années le temps que les déchets se dégradent
  • Risque de pollution des sols
  • Génération de lixiviat
  • Production de CO2 par combustion du biogaz
  • Pas de valorisation de la matière et peu de valorisation énergétique

Très en vogue il y a quelques années pour leur simplicité d’utilisation, le nombre de décharges est aujourd’hui en baisse du fait des nouvelles contraintes qui leur sont imposées. Mais l’enfouissement demeure, malgré tout, le mode de traitement des déchets le plus utilisé en France.

A l’avenir, le recours aux décharges devrait encore diminuer avec les politiques mises en place et le développement des autres voies de traitement. Elles ne sont cependant pas vouées à disparaître car elles restent la seule façon de traiter des déchets non valorisables autrement.


II. Incinération

L’incinération consiste à réduire de manière très importante les volumes de déchets en les brûlant. Pour les ménages, ce procédé ne concerne que les ordures ménagères résiduelles. L’énergie dégagée par ce processus peut être valorisée soit en distribuant directement la chaleur produite, soit en l’utilisant pour produire de l’électricité.

Mais Jamy, comment est-ce que ça fonctionne concrètement ?

1) Les déchets, majoritairement ceux des collectivités locales et des ménages, sont acheminés par camion jusqu’à la centrale d’incinération où ils sont stockés dans une grande fosse. Ici, contrairement aux centres de stockage, les déchets ne sont pas compressés à leur arrivée.

2) Depuis la fosse, les déchets sont transférés dans le four à l’aide d’un grappin.

3) Dans le four, les déchets sont brûlés à haute température (entre 800°C et 1000°C).

4) La chaleur générée sert à produire de la vapeur. Deux options sont alors possibles :

    • Soit la vapeur est utilisée pour chauffer l’eau d’un réseau de chauffage urbain.
    • Soit la pression de la vapeur est utilisée pour faire tourner une turbine qui va entraîner un alternateur afin de produire de l’électricité.

5) La combustion des déchets génère des résidus, appelés mâchefers, qui représentent tout de même près de 25 % du tonnage entrant. C’est là que se retrouvent par exemple le verre et le métal que nous jetons dans notre poubelle d’ordures ménagères. Ces incombustibles sont pour la plupart recyclés sous forme de sous-couche routière ou en remblais. Mais une partie d’entre eux n’est pas valorisable et doit être éliminée en décharge de classe 2.

6) Les fumées résultantes de l’incinération sont chargées en matières polluantes (dioxines, gaz acides, métaux lourds), c’est pourquoi il est nécessaire de les traiter par injection de chaux et de charbon actif.

7) Les fumées sont dépoussiérées après passage dans des filtres.

8) Les Résidus d’Epuration des Fumées d’Incinération des Ordures Ménagères (REFIOM) sont envoyés dans un centre de stockage de catégorie 1, pour déchets dangereux, car ils sont très nocifs.

9) Les fumées épurées respectant la réglementation sont rejetées dans l’atmosphère.

 

En France on compte plus de 120 incinérateurs qui traitent quelques 13 millions de tonnes de déchets par an. Mais comme vous le savez, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Donc que deviennent ces 13 millions de tonnes de déchets qui sont brûlés avec un apport d’oxygène en excès ?

  • Plus de 3 millions de tonnes de mâchefers sont générés
  • 0,5 millions de tonnes de REFIOM partent en décharge de classe 1
  • Et le reste ? Plus de 10 millions de tonnes de gaz s’échappent dans l’atmosphère via les fumées. Pas mal de vapeur d’eau, mais aussi beaucoup de CO2. En effet, l’incinération des déchets produit chaque année en France l’équivalent des émissions de CO2 de plus de 2 millions de voitures. Et pour cause, la combustion d’une tonne de déchets ménagers génère plus d’une tonne de CO2. Pensez-y quand vous jetez vos épluchures de légumes par exemple : 1 kg d’épluchures jeté = 1 kg de CO2 rejeté dans l’atmosphère. Il vaut mieux se mettre au compostage à ce prix-là !

 

Bilan

L’incinération est donc un mode de traitement des déchets radical mais qui traîne dans son sillage beaucoup de défauts. Dressons un bilan des plus et des moins de cette technique :

Avantages :

  • Élimination d’un gros volume de déchets rapidement
  • Production d’énergie

Inconvénients :

  • Nécessité d’enfouir une partie des mâchefers et les REFIOM respectivement dans des décharges de catégorie 2 et 1
  • Emission d’une grande quantité de CO2
  • Pas de valorisation de la matière : les déchets qui sont incinérés ont d’abord eu une vie de produit durant laquelle ils ont nécessité de la matière première et de l’énergie pour être manufacturés. En les brûlant nous perdons toute cette valeur pour ne récupérer que l’énergie intrinsèque du matériau.

 

Il va sans dire que l’incinération des déchets ne s’inscrit absolument pas dans une démarche cyclique puisque ce procédé consiste à se débarrasser de matériaux d’intérêt en ne valorisant que leur énergie intrinsèque. Ce mode de traitement, bien qu’efficace, ne peut pas être envisagé comme une solution durable.


III. Recyclage

Le recyclage consiste à récupérer des déchets et à les réintroduire, après traitement, dans le cycle de production.

Pour être recyclé, un déchet doit d’abord être trié pour pouvoir être dirigé vers la filière de traitement qui lui correspond. Ainsi, un déchet recyclable jeté dans la poubelle d’ordures ménagères résiduelles ne sera jamais recyclé car il n’y a pas de tri à posteriori. Le rôle du citoyen dans cette première étape est donc primordial et conditionne l’efficacité de toute la chaîne de traitement qui suit.

Mais cela n’est pas toujours évident de savoir si un déchet est recyclable ou non et la signalétique sur les emballages n’est pas forcément là pour nous aider. Le logo « point vert » en est la preuve :

Ce logo présent sur bon nombre de nos emballages ne signifie en rien qu’ils sont recyclables contrairement à ce qu’il pourrait nous laisser croire. En réalité, il signale seulement que le fabricant du produit verse une contribution à l’Etat pour la valorisation des emballages.

Le logo auquel on peut faire confiance pour le recyclage c’est celui-là :

Triman, c’est son petit nom, est arrivé en 2015 pour harmoniser la signalétique et les consignes de tri. Ce logo est obligatoire sur tous les emballages et produits recyclables (sauf le verre), sur les notices ou tout autre support dématérialisé.

Et sinon, en encore plus clair il y a les infos- tri :

Avec ça, pas moyen de se tromper, mais encore faut-il qu’elles soient présentes sur l’emballage.

 

Après le tri, les déchets recyclables sont collectés et acheminés en centre de tri par camion. Si le contenu d’un camion contient trop d’erreur de tri, celui-ci peut être refusé et redirigé vers une décharge ou une centrale d’incinération. D’où l’intérêt de bien trier à la source.

Au centre de tri, un premier tri mécanique puis un second manuel s’opèrent afin de regrouper les déchets par type de matière (acier, aluminium, papier, carton, plastiques de différents types …). Ils sont ensuite compactés et mis en balle pour être expédiés dans les usines de recyclage appropriées. Selon la matière traitée, ces usines peuvent se trouver à proximité du territoire ou bien beaucoup plus loin. C’est le cas pour certains types de plastiques avec peu d’intérêt qui étaient expédiés en Chine jusqu’à il n’y a pas si longtemps, avant que le pays ne les accepte plus.

 

A l’inverse des technologies d’élimination des déchets comme l’enfouissement ou l’incinération, le recyclage permet de préserver la matière pour la réintégrer dans d’autres produits. Cela permet donc d’économiser des matières premières (bois, pétrole, aluminium, fer, sable …) ainsi que de l’énergie pour les transformer. Cependant, le traitement des matières recyclables et leur remise en circulation est également consommatrice d’énergie et la plupart du temps, des matières premières doivent être ajoutées pour fabriquer un nouvel emballage bien que les proportions soient bien moindres que lors de la fabrication d’un emballage à partir de matières premières seules.

Le recyclage ne peut donc pas être considéré comme un procédé cyclique car à chaque « cycle » il faut réincorporer de la matière première et de l’énergie. Il faut plutôt le voir comme un moyen de limiter l’impact de notre consommation sur l’environnement. Le recyclage permet ainsi d’éviter chaque année en France l’équivalent de 20 millions de tonnes de C02.

Le développement du recyclage se heurte toutefois à un obstacle majeur : son coût. Ainsi, beaucoup de matières recyclables ne sont pas recyclées car leur traitement n’est pas rentable. C’est notamment le cas de beaucoup de plastiques pour lesquels le processus de traitement est complexe et donc coûteux ce qui oblige à vendre la matière issue de la filière recyclage à un prix non compétitif par rapport à celui de la matière issue de la matière première. Ceci est d’autant plus vrai quand le prix du pétrole est au plus bas, comme c’est le cas à l’heure actuelle.

 

Bilan

Avantages :

  • Economie de matières premières
  • Réduction d’émission de gaz à effet de serre

Inconvénients :

  • Non rentable pour la plupart des produits
  • Complexité du tri
  • Illusion d’une démarche cyclique mais en réalité la plupart des matériaux ne peuvent pas être recyclés indéfiniment et leur traitement requiert un apport d’énergie et de matières premières
  • Beaucoup de transports dans le processus de traitement

 

Le recyclage est donc un mode de traitement des déchets qui prend en compte les enjeux environnementaux que sont l’économie des matières premières et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Pour se développer davantage et supplanter l’incinération ou la mise en décharge, le recyclage doit devenir plus compétitif. Cela passe notamment par un meilleur tri à la source afin d’éviter les dépenses inutiles liées aux erreurs de tri.


IV. Valorisation organique

La valorisation organique désigne les modes de gestion spécifiques aux déchets biodégradables (déchets alimentaires, déchets verts, déchets agricoles …). Deux voies sont principalement utilisées : le compostage et la méthanisation

1. Le Compostage

Le compostage consiste en la fermentation de déchets organiques sous l’action de micro-organismes et en présence d’oxygène. Il produit du gaz carbonique, de la chaleur et un résidu organique stable (faible potentiel de biodégradabilité), riche en nutriments : le compost.

Le compostage peut être mis en place à différentes échelles : compostage centralisé sur certains territoires, compostage partagé dans certains quartiers, mais surtout compostage individuel.

Le compostage individuel permet aux particuliers de traiter à domicile leurs déchets organiques. Et ce n’est pas réservé aux personnes disposant d’un jardin ! En effet, un autre mode de compostage qui s’adapte parfaitement aux contraintes de la vie en appartement existe : le lombricompostage. Le principe est le même que le compostage sauf qu’ici les déchets organiques ne sont pas transformés par des micro-organismes mais par des vers qui les digèrent avant même qu’ils n’aient eu le temps de fermenter ce qui permet d’éviter toute odeur nocive. La matière produite, très fertile, peut être utilisée comme engrais pour les plantes de l’appartement.

Les matières biodégradables représentent 29% de notre poubelle d’ordures ménagères. En compostant, on réduit donc drastiquement la quantité de nos déchets qui sont traités par enfouissement ou par incinération.

 

Bilan

Avantages :

  • Facile à mettre en place
  • Réduit de manière significative notre quantité d’ordures ménagères
  • Produit du compost très utile pour jardiner

Inconvénients : Aucun. Alors, qu’est-ce qu’on attend ?


2. La Méthanisation

La méthanisation consiste en la dégradation par des micro-organismes de déchets biodégradables en l’absence d’oxygène (à l’inverse du compostage). Ce traitement biologique s’accompagne de production de biogaz riche en méthane qui est valorisé énergétiquement. La méthanisation génère également un produit riche en matière organique, appelé digestat, qui peut être épandue sur des sols directement ou après une phase de compostage. Ce digestat ne fait cependant pas l’unanimité du fait de la présence d’éléments pathogènes qui peuvent s’infiltrer dans les sols par ruissellement.

La méthanisation est un processus plus complexe que le compostage car il nécessite des installations particulières, notamment pour le traitement du biogaz. De ce fait il ne peut pas être envisagé à l’échelle individuelle et nécessite un apport consistant de déchets organiques pour assurer la rentabilité de l’infrastructure. C’est pourquoi il est davantage utilisé pour les déchets agricoles que pour les déchets organiques des ménages.

 

Bilan

Avantages :

  • Valorisation énergétique du biogaz
  • Production de digestat épandu comme engrais

Inconvénients :

  • Odeurs nauséabondes
  • Digestat potentiellement polluant pour les sols
  • Fuite possible de méthane et autres gaz à effet de serre dans l’atmosphère

Les déchets organiques ont un potentiel de valorisation important. Il serait donc dommage de les jeter avec les autres déchets dans la poubelle d’ordures ménagères où ils seraient éliminés sans valorisation spécifique.

A l’échelle des ménages, la solution du compostage individuel convient parfaitement en demandant très peu d’effort d’entretien et en apportant un beau terreau pour les jardiniers du dimanche.


V. Comment sont traités les déchets sur mon territoire ?

Nous avons fait le tour des principaux modes de traitement des déchets utilisés en France mais comme nous l’avons vu, la gestion des déchets est spécifique à chaque territoire en fonction des infrastructures qu’il possède. Pour une vision plus concrète, je vous conseille donc de vous renseigner sur la façon dont sont traités vos déchets sur votre territoire.

A titre d’exemple, sur mon territoire, la Haute-Vienne, mes ordures ménagères sont collectées par camion puis apportées dans une station de transit située à un dizaine de kilomètres de chez moi. Après compactage les déchets sont transportés vers l’usine d’incinération de Limoges qui traite les déchets de tout le département, soit 100 000 tonnes par an. L’énergie produite permet de chauffer l’équivalent de 4000 logements.

En ce qui concerne les déchets recyclables, ils sont acheminés vers un centre de tri d’une capacité de 18 000 tonnes par an où ils sont regroupés par catégorie de matière pour être acheminés vers la filière adaptée.

La Haute-Vienne est également équipée d’une Installation de Stockage des Déchets Non Dangereux accueillant les encombrants des déchèteries et les déchets d’activités économiques d’artisans-commerçants. Ce site ne possède aucun équipement pour valoriser le biogaz produit. Celui-ci est donc simplement brûlé à l’air libre par une torchère.


VI. Conclusion

Face aux volumes colossaux de déchets que nous avons à gérer, c’est bien souvent la solution de facilité qui est choisie, à savoir l’élimination en masse soit par enfouissement, soit par incinération. Ces deux modes de traitement, en plus d’être potentiellement polluants et la source d’émission de gaz à effet de serre, ne constituent pas des modes de valorisation des déchets à proprement parler puisque dans les deux cas la matière constitutive des déchets est détruite.

A l’inverse, le recyclage est un mode de traitement qui prend en compte le potentiel matière que représente un déchet et cherche à le valoriser. Mais il ne faut pas se voiler la face, le recyclage d’un matériau est un procédé coûteux en énergie et ne permet pas en général de régénérer toute la matière. Cette solution n’empêche donc pas le lent épuisement des ressources de notre planète et ne fait que le ralentir.

Donc on résume : L’incinération ? C’est non. L’enfouissement ? Encore moins. Le recyclage ? Fausse bonne idée …

Et si, plutôt que de chercher des solutions plus compliquées les unes que les autres pour traiter nos déchets de manière convenable, on tuait le problème à la racine ? Limiter nos déchets, voilà la vraie solution. Et cela est à la portée de tous. Je vous ai présenté une solution, le compostage, qui permet déjà de réduire d’1/3 la quantité de nos ordures ménagères. Et des alternatives comme celle-là, il en existe des tas. En voici une liste non exhaustive :

  • Proscrire les produits à usage unique

Sac plastique, bouteille d’eau, vaisselle à jeter, lingettes, gobelet jetable … Tout ces produits ont un point commun : ils vont directement à la poubelle après leur utilisation. A la place, on peut utiliser des objets à usages multiples : sac en toile, gourde, vaisselle réutilisable, chiffon en microfibres, mug ou gobelet réutilisable …

  • Réduire le gaspillage alimentaire

Le gaspillage alimentaire représente un gâchis de 150 kg par habitant et génère à lui seul 3 % des émissions de CO2 en France. Pour lutter contre cela, un peu d’organisation est de rigueur pour ne pas laisser la nourriture se perdre : établir une liste de ce dont on a besoin avant d’aller faire les courses, consommer les produits les plus anciens en premier. Mais le gâchis a aussi lieu en « amont », c’est-à-dire au cours des phases de production, de distribution et de transformation. Pour limiter cela, évitez les intermédiaires en achetant directement aux producteurs. Cela permettra également de lutter contre le suremballage des produits. Et ne laissez pas sur le carreau ces pauvres fruits et légumes « moches » qui sont pourtant tout aussi bons que leurs camarades.

  • Limiter les emballages

Dans notre mode de consommation, nous pouvons trouver des moyens de limiter le recours aux emballages :

    • Acheter des recharges pour les produits ménagers et d’hygiène plutôt que de racheter le produit avec l’emballage
    • Eviter les produits aux emballages superflus : cartonnette du dentifrice, carton autour des yaourts …
    • Opter pour les produits en vrac
    • Préférer les emballages grand format aux portions individuelles (sachets de riz, dosettes de sucre, portions individuelles de fromage)
    • Se lancer dans le « fait maison » : savon, produits ménagers, yaourt …

  • Apposer un autocollant STOP PUB sur sa boîte aux lettres

Un moyen simple de s’affranchir des 40 kg de prospectus que nous recevons tous les ans dans notre boîte aux lettres sachant qu’ils sont pour la plupart consultables sur Internet ou en magasin. L’autocollant STOP PUB est disponible gratuitement dans la plupart des mairies ou Conseils Départementaux, à l’accueil de certaines grandes surfaces, dans les antennes des associations de défense des consommateurs ou sinon en l’achetant sur Internet.

  • Donner aux organismes de récupération

Comme moi vous avez peut-être profité du confinement pour faire un peu de tri dans vos vieilles affaires. Emporté par notre enthousiasme, on a souvent tendance à vouloir se débarrasser le plus vite possible de tout ce que nous avons mis de côté et la solution la plus simple se révèle souvent être la déchetterie. Mais cette option est adaptée seulement pour des objets inutilisables qui seront soient valorisés pour leurs matériaux, soit mis en décharge si jetés dans la benne des encombrants. Pour tout autre bien (textile, meuble, électroménager, livre …) encore utilisable, il vaut mieux les orienter vers des ressourceries qui s’occuperont de remettre en état le produit pour qu’il soit réemployé. En plus de cela, les ressourceries jouent souvent un rôle de sensibilisation et génèrent des emplois pour des personnes en réinsertion sociale.

Toutes ces solutions s’intègrent dans la transition vers un monde plus respectueux de l’environnement, cela passe par un changement des mentalités et des comportements.

Il faut cependant garder en tête que cette transition écologique doit se faire à l’échelle mondiale car les problématiques de l’économie des matières premières et de la limitation des émissions de gaz à effet de serre n’ont pas de frontières. Il ne faut donc pas laisser sur la touche les pays en développement comme le Cambodge et le Népal pour lesquels le manque d’infrastructures et de sensibilisation rend le problème de la gestion des déchets encore plus compliqué.

La bienveillance et la solidarité, voilà quelles sont les clés du monde de demain.


 C’est en initiant les plus petites actions que l’on amorce de grands changements

– Pierre Rabhi –


Sources :

Être un écocitoyen

Voilà un mois que j’ai quitté la France et que je découvre ce magnifique pays qu’est le Cambodge avec son peuple bienveillant. Merci de continuer de suivre mes aventures sur mon blog. J’espère que mes récits et mes photos vous permettent de voyager un peu avec moi. Depuis le début, ce qui m’a motivé à construire ce projet est mon envie de découvrir d’autres cultures et d’autres modes de vie mais également la volonté de concrétiser mon engagement pour la planète. Pour ce faire j’ai choisi de m’investir dans des missions en lien avec la protection de l’environnement. Mais en plus de cela j’ai pour ambition de publier une série d’articles « écocitoyens » sur mon blog. L’objectif de ces articles est de vous sensibiliser au développement durable et de vous donner les clés pour vraiment adopter une attitude écoresponsable.

Lors d’une conférence sur la transition écologique, l’explorateur Jean-Louis Etienne mettait en avant que pour avoir un impact le plus positif possible sur l’environnement, nous nous devons « d’être efficace sur notre zone d’influence ». Aujourd’hui vous, chers lecteurs, êtes ma zone d’influence et je vais donc m’efforcer de tirer le plus de bénéfices possibles de l’attention que vous voulez bien porter à mes articles pour éveiller votre conscience écologique et vous permettre à votre tour d’avoir un impact positif sur votre zone d’influence. Voici donc mon premier article « écocitoyen ».


C’est devenu difficile de passer à côté, nous voyons ces sujets tous les jours à la télé, sur les réseaux sociaux, dans la presse … Entre la fonte de la banquise, les sécheresses extrêmes, les canicules jamais vues, la disparition d’espèces animales et végétales, les forêts en feu … Cela ne fait plus aucun doute, les effets du réchauffement climatique ont commencé à se faire sentir et notre planète nous lance des cris d’alerte de plus en plus violents pour que nous entendions son désespoir.

Les faits sont là, impossible à nier, il suffit d’écouter Greta Thunberg: « We are at the beginning of a mass extinction ». Et le pire dans tout ça, c’est que c’est NOUS qui en sommes responsables. Oui NOUS, enfin notre mode de vie, notre façon de consommer, de nous déplacer, d’utiliser notre énergie … Cela ne date pas d’hier, l’origine du réchauffement climatique se situerait au XIXème siècle avec la révolution industrielle. Dès lors, nous avons commencé à exploiter de manière intensive et inconsciente toutes les ressources que la Terre pouvait nous offrir en quête de croissance économique mais au prix d’une augmentation drastique des émissions de gaz à effet de serre. Nous avons mené ce mode de vie autodestructeur aveuglément pendant des décennies et nous continuons à le mener aujourd’hui. Mais la différence avec le passé, c’est que maintenant nous ne pouvons plus ignorer les conséquences dramatiques de nos actes.

Mais alors que faire face à ce constat, plutôt négatif, il faut l’avouer ? Je ne vois que 3 solutions :

  • La première, la plus simple : Ne rien faire ! Continuer de vivre avec le même mode de vie sans se préoccuper des répercussions sur notre environnement. Certaines personnes le font déjà très bien ! Cependant cette solution présente un léger défaut … La durabilité ! En effet, difficile de s’imaginer en 2050 avec près de 10 milliards d’habitants sur Terre vivant dans les mêmes conditions qu’aujourd’hui alors que nous vivons déjà à crédit par rapport aux ressources que la nature peut nous donner. Si nous ne changeons pas concrètement notre façon de consommer, les conséquences du réchauffement climatique, que nous commençons à entrevoir, se feront encore plus extrêmes et notre planète deviendra de plus en plus hostile et inhospitalière.
  • La deuxième solution est utopique : Tout arrêter ! Brutalement, cesser toute activité humaine engendrant l’émission de gaz à effet de serre. Cela reviendrait en quelque sorte à abandonner complétement notre modèle de société actuel. Certes les effets sur notre planète seraient magnifiques mais sommes-nous réellement prêts pour un tel bouleversement ? Je ne pense pas.
  • Heureusement, il y a une troisième solution, bien plus envisageable, à mi-chemin entre la première et la deuxième solution, et qui permettrait de passer d’un état de surconsommation et de surexploitation des ressources de la Terre à un état d’équilibre prenant en compte les enjeux environnementaux. Cette solution a un nom : c’est la Transition Ecologique ou comment changer progressivement notre modèle de société pour se tourner vers un modèle durable. Et … Bonne nouvelle ! Cette transition a déjà commencé. Mais le chemin à parcourir est encore bien long.

– Alors quel est mon rôle à moi, simple citoyen, dans cette transition écologique ?
– Et bien tu ne dois pas être un simple citoyen, tu dois devenir un écocitoyen !
– Et ça consiste en quoi d’être un écocitoyen ?
– Un écocitoyen est une personne consciente d’appartenir à un territoire qui garantit son existence ce qui implique pour elle des droits et des devoirs par rapport à cet environnement. La première étape est donc la prise de conscience de son environnement et des impacts à court, moyen et long terme que son comportement peut avoir sur cet environnement. Une fois conscient des conséquences potentielles de ses actes, l’écocitoyen doit être capable de les prendre en compte dans ses actions de tous les jours afin de trouver des alternatives plus respectueuses de l’environnement.

Voici les principales qualités nécessaires pour être un écocitoyen :

  • L’altruisme et le réalisme : La protection de l’environnement est une lutte qui se joue à l’échelle mondiale. Par conséquent, nous devons accepter le fait que la plupart des efforts que nous consentons au quotidien, nous n’en verrons jamais les fruits. Difficile de se motiver à prendre le vélo plutôt que la voiture pour se rendre à son travail, alors que l’on sait pertinemment que les bénéfices engendrés sur l’environnement seront imperceptibles. Et pourtant, tous ces gestes du quotidien sont d’une importance capitale car en plus de leur bénéfice direct, ils contribuent à faire changer les mentalités et à basculer vers un monde plus durable. C’est le principe du Mouvement Colibris de Pierre Rabhi qui encourage chacun à « faire sa part » pour contribuer à la transition écologique.
  • La vision globale : La démarche écocitoyenne requiert donc une prise de conscience des impacts potentiels de son comportement sur l’environnement. Pour avoir une représentation exacte des conséquences de ses actes, il est nécessaire d’en avoir une vision globale. Par exemple, si je décide d’acheter une brosse à dents en bambou sur Internet afin de réduire ma consommation de plastique, cela semble à première vue être un bon geste écocitoyen. Pourtant en regardant plus loin, on se rend compte que cet acte à des effets secondaires néfastes comme le transport du colis jusqu’à son domicile ou le fait que le produit risque d’arriver avec tout un tas d’emballages. Ainsi, avec le recul nécessaire on prend conscience que l’intérêt écologique du produit est annihilé par les inconvénients de la commande sur Internet. En résumé, il ne faut pas se contenter de regarder à son échelle mais il faut voir plus large pour réellement prendre conscience des impacts de son comportement.
  • La pédagogie : On en est tous témoin, les préoccupations environnementales ne touchent pas tout le monde de la même manière. Certaines personnes semblent ne pas du tout en tenir compte dans leur comportement. C’est rageant de faire des efforts et de se rendre compte que leurs bénéfices sont annihilés par l’attitude irresponsable de son voisin. Cela génère des divisions entre les personnes et peut être la source de tensions. Pour mettre fin à ce genre d’attitude individualiste, la bonne attitude à adopter est la pédagogie. C’est certes plus facile à dire qu’à mettre en application mais il suffit pourtant de commencer par sensibiliser son entourage et d’expliquer ses convictions pour tenter de les faire adhérer. Le but final étant de fédérer les personnes pour faire de la transition écologique un mouvement global qui rassemble tout le monde autour de l’objectif commun de la protection de l’environnement.
  • La raison : Être écocitoyen c’est prendre en compte dans chacune de ses actions, les conséquences que ses actes sont susceptibles de produire sur l’environnement. Pour autant cela ne signifie pas de cesser de consommer, cesser de se déplacer, cesser de voyager … cesser de vivre. Il faut simplement avoir une attitude raisonnable et modérée et faire les efforts qu’il nous est possible de faire à notre échelle sans tout sacrifier pour autant.

En résumé une attitude écocitoyenne passe par deux étapes. D’abord la prise de conscience des conséquences de ses actes sur l’environnement puis leurs prises en compte dans ses actions de tous les jours. Autrement dit réfléchir avant d’agir.

Ainsi se termine ce long article qui a permis de définir le concept d’écocitoyenneté et de l’inscrire dans le cadre de la transition écologique. Certes rien de concret n’a été dit pour l’instant mais il est important de savoir d’où l’on part et où l’on va pour être capable d’agir efficacement. Dans mes prochains articles écocitoyens, je vous aiderai à réaliser quels sont les réels impacts de votre comportement sur l’environnement et vous donnerai les clés pour trouver des alternatives plus respectueuses de l’environnement. L’objectif final étant que vous soyez vous-même capable de sensibiliser votre entourage et d’éveiller leur conscience écologique.