Être un écocitoyen

Voilà un mois que j’ai quitté la France et que je découvre ce magnifique pays qu’est le Cambodge avec son peuple bienveillant. Merci de continuer de suivre mes aventures sur mon blog. J’espère que mes récits et mes photos vous permettent de voyager un peu avec moi. Depuis le début, ce qui m’a motivé à construire ce projet est mon envie de découvrir d’autres cultures et d’autres modes de vie mais également la volonté de concrétiser mon engagement pour la planète. Pour ce faire j’ai choisi de m’investir dans des missions en lien avec la protection de l’environnement. Mais en plus de cela j’ai pour ambition de publier une série d’articles « écocitoyens » sur mon blog. L’objectif de ces articles est de vous sensibiliser au développement durable et de vous donner les clés pour vraiment adopter une attitude écoresponsable.

Lors d’une conférence sur la transition écologique, l’explorateur Jean-Louis Etienne mettait en avant que pour avoir un impact le plus positif possible sur l’environnement, nous nous devons « d’être efficace sur notre zone d’influence ». Aujourd’hui vous, chers lecteurs, êtes ma zone d’influence et je vais donc m’efforcer de tirer le plus de bénéfices possibles de l’attention que vous voulez bien porter à mes articles pour éveiller votre conscience écologique et vous permettre à votre tour d’avoir un impact positif sur votre zone d’influence. Voici donc mon premier article « écocitoyen ».


C’est devenu difficile de passer à côté, nous voyons ces sujets tous les jours à la télé, sur les réseaux sociaux, dans la presse … Entre la fonte de la banquise, les sécheresses extrêmes, les canicules jamais vues, la disparition d’espèces animales et végétales, les forêts en feu … Cela ne fait plus aucun doute, les effets du réchauffement climatique ont commencé à se faire sentir et notre planète nous lance des cris d’alerte de plus en plus violents pour que nous entendions son désespoir.

Les faits sont là, impossible à nier, il suffit d’écouter Greta Thunberg: « We are at the beginning of a mass extinction ». Et le pire dans tout ça, c’est que c’est NOUS qui en sommes responsables. Oui NOUS, enfin notre mode de vie, notre façon de consommer, de nous déplacer, d’utiliser notre énergie … Cela ne date pas d’hier, l’origine du réchauffement climatique se situerait au XIXème siècle avec la révolution industrielle. Dès lors, nous avons commencé à exploiter de manière intensive et inconsciente toutes les ressources que la Terre pouvait nous offrir en quête de croissance économique mais au prix d’une augmentation drastique des émissions de gaz à effet de serre. Nous avons mené ce mode de vie autodestructeur aveuglément pendant des décennies et nous continuons à le mener aujourd’hui. Mais la différence avec le passé, c’est que maintenant nous ne pouvons plus ignorer les conséquences dramatiques de nos actes.

Mais alors que faire face à ce constat, plutôt négatif, il faut l’avouer ? Je ne vois que 3 solutions :

  • La première, la plus simple : Ne rien faire ! Continuer de vivre avec le même mode de vie sans se préoccuper des répercussions sur notre environnement. Certaines personnes le font déjà très bien ! Cependant cette solution présente un léger défaut … La durabilité ! En effet, difficile de s’imaginer en 2050 avec près de 10 milliards d’habitants sur Terre vivant dans les mêmes conditions qu’aujourd’hui alors que nous vivons déjà à crédit par rapport aux ressources que la nature peut nous donner. Si nous ne changeons pas concrètement notre façon de consommer, les conséquences du réchauffement climatique, que nous commençons à entrevoir, se feront encore plus extrêmes et notre planète deviendra de plus en plus hostile et inhospitalière.
  • La deuxième solution est utopique : Tout arrêter ! Brutalement, cesser toute activité humaine engendrant l’émission de gaz à effet de serre. Cela reviendrait en quelque sorte à abandonner complétement notre modèle de société actuel. Certes les effets sur notre planète seraient magnifiques mais sommes-nous réellement prêts pour un tel bouleversement ? Je ne pense pas.
  • Heureusement, il y a une troisième solution, bien plus envisageable, à mi-chemin entre la première et la deuxième solution, et qui permettrait de passer d’un état de surconsommation et de surexploitation des ressources de la Terre à un état d’équilibre prenant en compte les enjeux environnementaux. Cette solution a un nom : c’est la Transition Ecologique ou comment changer progressivement notre modèle de société pour se tourner vers un modèle durable. Et … Bonne nouvelle ! Cette transition a déjà commencé. Mais le chemin à parcourir est encore bien long.

– Alors quel est mon rôle à moi, simple citoyen, dans cette transition écologique ?
– Et bien tu ne dois pas être un simple citoyen, tu dois devenir un écocitoyen !
– Et ça consiste en quoi d’être un écocitoyen ?
– Un écocitoyen est une personne consciente d’appartenir à un territoire qui garantit son existence ce qui implique pour elle des droits et des devoirs par rapport à cet environnement. La première étape est donc la prise de conscience de son environnement et des impacts à court, moyen et long terme que son comportement peut avoir sur cet environnement. Une fois conscient des conséquences potentielles de ses actes, l’écocitoyen doit être capable de les prendre en compte dans ses actions de tous les jours afin de trouver des alternatives plus respectueuses de l’environnement.

Voici les principales qualités nécessaires pour être un écocitoyen :

  • L’altruisme et le réalisme : La protection de l’environnement est une lutte qui se joue à l’échelle mondiale. Par conséquent, nous devons accepter le fait que la plupart des efforts que nous consentons au quotidien, nous n’en verrons jamais les fruits. Difficile de se motiver à prendre le vélo plutôt que la voiture pour se rendre à son travail, alors que l’on sait pertinemment que les bénéfices engendrés sur l’environnement seront imperceptibles. Et pourtant, tous ces gestes du quotidien sont d’une importance capitale car en plus de leur bénéfice direct, ils contribuent à faire changer les mentalités et à basculer vers un monde plus durable. C’est le principe du Mouvement Colibris de Pierre Rabhi qui encourage chacun à « faire sa part » pour contribuer à la transition écologique.
  • La vision globale : La démarche écocitoyenne requiert donc une prise de conscience des impacts potentiels de son comportement sur l’environnement. Pour avoir une représentation exacte des conséquences de ses actes, il est nécessaire d’en avoir une vision globale. Par exemple, si je décide d’acheter une brosse à dents en bambou sur Internet afin de réduire ma consommation de plastique, cela semble à première vue être un bon geste écocitoyen. Pourtant en regardant plus loin, on se rend compte que cet acte à des effets secondaires néfastes comme le transport du colis jusqu’à son domicile ou le fait que le produit risque d’arriver avec tout un tas d’emballages. Ainsi, avec le recul nécessaire on prend conscience que l’intérêt écologique du produit est annihilé par les inconvénients de la commande sur Internet. En résumé, il ne faut pas se contenter de regarder à son échelle mais il faut voir plus large pour réellement prendre conscience des impacts de son comportement.
  • La pédagogie : On en est tous témoin, les préoccupations environnementales ne touchent pas tout le monde de la même manière. Certaines personnes semblent ne pas du tout en tenir compte dans leur comportement. C’est rageant de faire des efforts et de se rendre compte que leurs bénéfices sont annihilés par l’attitude irresponsable de son voisin. Cela génère des divisions entre les personnes et peut être la source de tensions. Pour mettre fin à ce genre d’attitude individualiste, la bonne attitude à adopter est la pédagogie. C’est certes plus facile à dire qu’à mettre en application mais il suffit pourtant de commencer par sensibiliser son entourage et d’expliquer ses convictions pour tenter de les faire adhérer. Le but final étant de fédérer les personnes pour faire de la transition écologique un mouvement global qui rassemble tout le monde autour de l’objectif commun de la protection de l’environnement.
  • La raison : Être écocitoyen c’est prendre en compte dans chacune de ses actions, les conséquences que ses actes sont susceptibles de produire sur l’environnement. Pour autant cela ne signifie pas de cesser de consommer, cesser de se déplacer, cesser de voyager … cesser de vivre. Il faut simplement avoir une attitude raisonnable et modérée et faire les efforts qu’il nous est possible de faire à notre échelle sans tout sacrifier pour autant.

En résumé une attitude écocitoyenne passe par deux étapes. D’abord la prise de conscience des conséquences de ses actes sur l’environnement puis leurs prises en compte dans ses actions de tous les jours. Autrement dit réfléchir avant d’agir.

Ainsi se termine ce long article qui a permis de définir le concept d’écocitoyenneté et de l’inscrire dans le cadre de la transition écologique. Certes rien de concret n’a été dit pour l’instant mais il est important de savoir d’où l’on part et où l’on va pour être capable d’agir efficacement. Dans mes prochains articles écocitoyens, je vous aiderai à réaliser quels sont les réels impacts de votre comportement sur l’environnement et vous donnerai les clés pour trouver des alternatives plus respectueuses de l’environnement. L’objectif final étant que vous soyez vous-même capable de sensibiliser votre entourage et d’éveiller leur conscience écologique.

Une réflexion sur « Être un écocitoyen »

  1. Antoine

    Top cet article ! Espérons qu’il ne soit pas déjà trop tard !!! je prends enfin le temps de parcourir ton blog, j’avoue que j’avais un peu oublié jusque là… C’est top ! on voyage un peu avec toi ça fait envie. Vivement la suite 😉

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